Soutenance de thèse – Sarah Le Vigouroux

Soutenances


Date / Heure

lundi 20 juin 2016
9:00 -12:00

Lieu

Bâtiment T1 Pôle Multimédia / Salle de Colloque 1

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Le développement de la régulation émotionnelle de l’adolescence au vieillissement : Application d’un modèle dynamique des affects en lien avec la personnalité

directeur : Pierre-Yves Gilles, professeur des universités
co-directeur : Bruno Dauvier, maître de conférence – HDR

Jury

Mme VERONIQUE CHRISTOPHE, Professeur des Universités, Université Lille 3, Rapporteur du jury
Mme MOIRA MIKOLAJCZAK, professeur (étranger), Université Catholique Louvain (Belgique), Rapporteur du jury
M. JACQUES JUHEL, Professeur des Universités, Université de Rennes 2, Membre du jury
M. BRUNO DAUVIER, Maître de conférences, Université d’Aix-Marseille, Directeur de recherches
M. PIERRE-YVES GILLES, Professeur des Universités, Université d’Aix-Marseille, Directeur de recherches

Résumé

Dans la littérature, un effet de positivité, se traduisant par une augmentation des affects positifs et/ou une diminution des affects négatifs lors de la période de l’âge adulte, est identifié. Plusieurs modèles sont proposés pour tenter d’expliquer cet effet de positivité. Ils portent sur différents aspects des individus (comme leur motivation à se sentir bien), du développement cognitif et de la régulation affective (au travers l’utilisation des stratégies de régulation affective). Car cet effet de positivité peut paraître contre-intuitif de prime abord. Ce travail de thèse s’appuie sur quatre modèles : la théorie de sélectivité socioémotionnelle (Löckenhoff & Carstensen, 2004), la sélection-optimisation-compensation en régulation émotionnelle (Urry & Gross, 2010), la théorie de l’intégration dynamique (Labouvie-Vief, 2003) ou encore celle de l’intégration des forces et des vulnérabilité (Charles, 2010). Et plus particulièrement sur l’évolution de trois processus liés à la régulation affective : la sélection, l’efficacité et la temporalité d’utilisation des stratégies de régulation. Deux hypothèses sont prises en compte. L’hypothèse développementale est qu’avec l’avancée en âge (étudiée ici de l’adolescence au vieillissement) les individus acquerraient une expertise dans l’utilisation des stratégies, qui serait visible sur ces trois processus de régulation. L’hypothèse différentielle se centre sur les différences individuelles dans l’effet de positivité et sur le développement de l’expertise dans la régulation affective présentée par l’hypothèse précédente. Afin de contribuer à une meilleure compréhension de l’effet de positivité en considérant les différences interindividuelles liées à l’âge et aux traits de personnalité, deux recueils de données ont été réalisés. Le premier par sondage quotidien sur une période de deux semaines et le second par un questionnaire. Les résultats obtenus mettent en évidence l’effet de positivité général quels que soient les traits de personnalité considérés. Cet effet de positivité s’explique par le développement d’une expertise dans l’utilisation de certaines stratégies de régulation affective avec l’avancée en âge. Cependant cette expertise n’est pas la même pour tous les individus. En effet certains vont cibler la réduction des affects négatifs pendant que d’autres ciblent l’augmentation des affects positifs. Dans l’ensemble, ces résultats mettent en évidence un basculement hédonique des objectifs de régulation affective. La discussion de l’ensemble des résultats met en évidence la pertinence de l’approche différentielle dans l’étude de ce phénomène développemental. Ainsi que l’approche par sondage quotidien et l’analyse des données par modélisation qui permettent de mieux rendre-compte de la nature dynamique de la régulation affective et de son évolution.

Mots clés : effet de positivité, affects, stratégies de régulation, vie-entière, personnalité.