Soutenance de Thèse – Andréa Huau

Soutenances

Date / Heure

mercredi 16 décembre 2015
9:00 -12:00

Lieu

Bâtiment T1 Pôle Multimédia - Salle 3.09

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Approche dimensionnelle de la comorbidité entre dyslexie et trouble de l’acquisition de la coordination par l’étude de la graphomotricité.

Jury

Jean-Michel ALBARET, MCF, HDR, Université Toulouse III-Paul Sabatier : Rapporteur
Séverine CASALIS, PR, Université Charles-de-Gaulle Lille III : Rapporteur
Joël FLUSS, Pédiatre, Neuropédiatre, Hopital Universitaire de Genève : Examinateur
Marianne JOVER, PR, Aix Marseille Université : Directrice de thèse
Jean-Yves ROUSSEY, PR, Aix Marseille Université : Directeur de Thèse
Jean-Luc VELAY, CR, CNRS, UMR 7291, Aix-Marseille Université : Examinateur

Résumé

Une comorbidité entre les troubles neurodéveloppementaux est repérée de façon très fréquente chez les enfants d’âge scolaire. Plusieurs modèles se fondent sur l’existence de déficits sous-jacents communs pour tenter d’expliquer l’apparition concomitante de ces troubles, dont le modèle du déficit d’apprentissage procédural élaboré par Nicolson et Fawcett (2011). Afin de contribuer à une meilleure compréhension de la comorbidité entre la dyslexie et le trouble de l’acquisition de la coordination (TAC), trois recherches ont été réalisées au cours de cette thèse. Elles sont toutes basées sur l’analyse de la graphomotricité, en termes de processus et de produit. L’objectif principal de ce travail était de repérer les processus à l’œuvre dans les tâches graphomotrices qui pourraient être affectés dans ces deux troubles, tout en tenant compte des particularités de chacun. Nous avons fait l’hypothèse, en référence au modèle du déficit d’apprentissage procédural, que les enfants avec des difficultés en lecture et en motricité se différencieraient de ceux sans difficulté lors d’un apprentissage graphomoteur. La première étude a porté sur les caractéristiques d’écriture et sur l’apprentissage chez des enfants avec un TAC. Elle met en évidence des performances en écriture moins stables chez ces enfants selon les conditions expérimentales, ainsi que des spécificités de l’apprentissage graphomoteur. Pour les deux autre études, nous avons utilisé une approche dimensionnelle afin de prendre en compte les profils de chaque enfant, en évaluant leur niveau en lecture et en motricité. Les résultats montrent que la sévérité et la nature des atteintes influencent les performances des enfants, au niveau du processus et du produit pour un ensemble varié de tâches graphomotrices et pour l’apprentissage graphomoteur. L’ensemble des résultats traduit un certain nombre de particularités communes chez les enfants avec une dyslexie et/ou un TAC, au niveau de l’intégration visuo-motrice, ainsi que de l’apprentissage et de l’automatisation de gestes graphomoteurs. En outre, les travaux de cette thèse mettent en relief la pertinence de l’approche dimensionnelle pour étudier la complexité des profils d’enfants avec des troubles comorbides et préciser leurs spécificités. La discussion de l’ensemble des résultats est réalisée à la lumière des modèles explicatifs de la comorbidité entre les troubles neurodéveloppementaux. Elle s’achève sur les perspectives offertes par l’étude de l’écriture dans les troubles neurodéveloppementaux, au niveau scientifique mais également clinique.

Mots-clés : comorbidité, dyslexie, trouble de l’acquisition de la coordination, écriture, apprentissage