Les tests d’intelligence mesurent des différences de stratégies de réponse : les cas des matrices de Raven et du test de rotation mentale

Séminaires


Date / Heure

mardi 15 décembre 2015
10:00 -12:00

Lieu

Bâtiment T1 Pôle Multimédia / Salle de Colloque 1

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1658Séminaire de François Vigneau, Professeur, École de psychologie

https://www8.umoncton.ca/umcm-vigneau_f/

L’étude des tests d’intelligence comporte habituellement un travail d’identification de dimensions, que ce soit dans le cadre d’une démarche factorielle, où l’on identifie alors des aptitudes (Carroll, 1993), ou dans une perspective cognitiviste, où il s’agit alors d’associer la mesure à l’un ou l’autre des aspects d’un traitement cognitif. Les deux types de démarches conduisent à des conceptions « spécialisées » des tests examinés. Ainsi, le test des matrices de Raven (Raven, 1962) est décrit comme un test du facteur g d’intelligence (ou un test de la capacité de la mémoire de travail) et le test de rotation mentale de Vandenberg et Kuse (1978) est présenté comme une épreuve de visualisation spatiale (ou de rotation mentale). Dans ce contexte, nos propres travaux consistent à mettre en évidence des effets généraux de différences interindividuelles quant à la manière d’appréhender la situation de test, en particulier dans les cas où ce test est composé de questions à choix multiples. Les résultats de nos travaux sur les matrices de Raven et sur le test de rotation mentale illustreront quelques possibilités d’identification de telles différences individuelles de stratégies de réponse ainsi que la part prise par celles-ci dans le résultat de mesure obtenu.